Un plaidoyer pour le secteur fiduciaire

Vektor AG
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SECTEUR

La Suisse vit de ses PME. Le fait qu'un nombre disproportionné de personnes y travaillent dans de petites entreprises — nettement plus qu'en Allemagne ou aux États-Unis* par exemple — n'est pas un hasard, mais l'expression d'un ordre économique qui favorise la liberté entrepreneuriale.

Le fiduciaire est une pièce maîtresse de cet ordre. Il constitue l'interface entre les petites entreprises et l'État. Il décharge l'entreprise afin qu'elle puisse se concentrer sur son activité principale.

En Suisse, il existe comparativement peu de règles rigides de comptabilité ; au lieu de prescriptions détaillées, ce sont surtout des principes généraux qui s'appliquent. Cette flexibilité présente de grands avantages. Par exemple, chaque entreprise peut adapter son plan comptable à sa propre activité, de sorte que l'imputation reste simple et que la comptabilité financière soit également utile à la direction.

L'absence de règles rigides réduit la charge administrative pour les entreprises. Mais elle limite aussi les possibilités de contrôle systématique de l'État. C'est un système de confiance et de contrôles par échantillonnage. Ce qui est juste ou faux dans un cas particulier n'est pas toujours tout à fait clair.

Le fiduciaire veille à ce que l'entrepreneur agisse dans le cadre de ces principes. Inversement, l'État fait également confiance à la réputation et à l'intégrité du fiduciaire. Ce système s'est développé au fil des décennies et a fait ses preuves. Pourtant, la question se pose aujourd'hui de savoir comment il peut s'affirmer face aux conditions en pleine mutation.

Ainsi, de nombreux professionnels du secteur fiduciaire approchent de la retraite, mais la relève fait défaut. La numérisation et les applications d'IA exigent des investissements élevés et créent de nouvelles dépendances envers les fournisseurs. Vektor relève ces défis et contribue à façonner l'avenir. Modestement, écriture par écriture — et toujours avec l'humain au centre.

* En comparaison internationale, la Suisse présente une proportion particulièrement élevée d'employés dans les petites entreprises. Par rapport à l'Allemagne, environ 20 % de salariés de plus travaillent en Suisse dans des entreprises de moins de 50 collaborateurs. Par rapport aux États-Unis, la différence est encore plus nette : 45,8 % en Suisse contre 25,6 % aux États-Unis — soit un écart de 20,2 points de pourcentage, ou près de 79 % de plus en termes relatifs.